Histoire 3ème partie

Histoire en trois parties : [Partie 1 : Aberdeen et Wan Chai] – [Partie 2 : Kowloon] – [Partie 3 : Guilin]

Une mystérieuse jeune fille…

Ryo arrive par bateau au village de Languishan à Guilin. Sur place, il demande à plusieurs villageois où se trouve le village de Bailu. Il emprunte alors un chemin qui longe la rivière du Yingshuihe. Le ciel s’assombrit brusquement et il se met à pleuvoir des cordes. Ryo remarque alors un cerf blanc emporté par le courant de la rivière et une jeune fille habillée d’une robe orange et marron courir au bord puis sauter à l’eau ! Ryo jette son sac à dos et se précipite à son tour dans l’eau. La jeune fille entre-temps a réussi à rattraper le cerf blanc et ne veut pas le lâcher malgré les cris de Ryo. Le groupe s’est réuni et tente alors de s’accrocher aux rochers pour ne plus être emporté par les eaux.

Quelques minutes plus tard, la pluie s’est arrêtée et Ryo se réveille avec la jeune fille à ses côtés. Il l’aide à se réveiller et celle-ci est soulagée de voir que le cerf blanc est sain et sauf. Elle dit qu’elle devait le sauver parce qu’il est le gardien de son village, le village de Bailu, d’où son nom, « bai » signifiant « blanc » et « lu » le « cerf ». Ryo demande alors à la jeune fille si elle peut le mener au village. Elle se présente comme s’appelant Shenhua.

Ryo et Shenhua commencent alors à discuter tout en marchant, sur différents sujets. Elle demande à Ryo d’où il vient. Ryo répond qu’il vient du Japon, un pays sur un île situé à l’est de la Chine, plutôt loin. Cela intrigue Shenhua car cela semble lui rappeler quelque chose : « Un lointain pays situé à l’Est… ». Ryo demande quel type de village est le village de Bailu et Shenhua répond qu’il est de petite taille et qu’il faut traverser deux montagnes pour y accéder.

Shenhua révèle aussi qu’elle vit avec son père au village de Bailu depuis sa naissance. Elle apprend à Ryo plusieurs légendes et histoires sur le village. Son grand-père lui a raconté qu’il s’agissait de l’un des plus anciens villages de Guilin et qu’il a été construit du temps de la dynastie Tang. La légende raconte en effet que certains nobles qui ont été exclus de la cité (Shenhua ne cite pas laquelle) par l’empereur ont construit ce village pour y vivre en cachette. On trouve encore aujourd’hui quelques vestiges de cette époque avec de vieilles bâtisses et des murs de châteaux bâtis par ces nobles. Ils avaient en leur possession des trésors et des objets rares, ce qui attirait les voleurs.

Shenhua raconte aussi la légende qui relie le village de Bailu au cerf blanc. Il y a longtemps, le village a souffert de sécheresse et il y a eu un feu de forêt. Quand le village a été entouré par les flammes, un cerf blanc est apparu et a mené les villages vers un étang dans les montagnes, permettant aux villageois d’échapper au feu. Depuis, le cerf blanc apparaît de temps en temps, sauvant les villageois de bien d’autres dangers.

Environ cinquante personnes vivent aujourd’hui dans le village et ses habitants sont tous très gentils d’après Shenhua. Tout n’est pas disponible directement sur place dans le village. Shenhua explique que pour aller chercher du fer pour les outils de son père ou des médicaments pour sa maladie, elle doit se rendre à l’embarcadère de Langhuishan, le tout premier village visité par Ryo en arrivant à Guilin.

Plus loin, Ryo et Shenhua arrivent sur un chemin entouré d’oliviers en fleurs. Shenhua explique qu’en Chine ces arbres sont appelés « Gui » et qu’il y en a beaucoup ici comme dans les bois appelés « Lin ». Guilin signifie les « bois d’oliviers ».

Shenhua en dit un peu plus à Ryo sur son père. Il s’agit d’un tailleur de pierre au village de Bailu, pierres qu’il trouve dans les montagnes de Guilin et à partir desquels il fait de magnifiques créations en pierre. Travaux qu’elle espère pouvoir montrer à Ryo en arrivant au village. Elle interroge alors Ryo sur son père, ce à quoi le jeune homme répond qu’il lui appris beaucoup de choses mais il change rapidement de sujet.

Un autre sujet abordé est celui des fleurs, que Shenhua adore. Elle interroge cependant Ryo sur le métier de fleuriste lorsqu’il parle de Nozomi car elle trouve étrange qu’on puisse vendre des fleurs alors qu’on peut en trouver partout. Shenhua en profite pour lui demander qui est Nozomi et Ryo répond que c’est une fille qu’il connait. Elle lui demande s’il l’aime et Ryo répond « Non, je ne dirais pas ça ».

Après avoir couru dans la forêt, une fois la nuit tombée, Shenhua et Ryo arrivent devant un printemps où se trouvent des lucioles. Ryo tente de s’approcher plus près mais elle lui dit de faire attention aux serpents dont les yeux ressemblent beaucoup aux lucioles. Shenhua indique ensuite que le printemps signifie qu’ils sont proches de la sortie de la forêt.

Shenhua amène Ryo dans une grotte où les voyageurs ont l’habitude de s’arrêter lorsqu’il pleut. Avant de s’engouffrer à l’intérieur, Ryo remarque un aigle qui vole à proximité de la cascade située juste à la côté. Dans la grotte, ils trouvent un feu de bois et Shenhua en déduit que quelqu’un a dû s’arrêter pour y passer une nuit. Ryo récupère du bois en plus et ils s’assoient autour du feu pour parler à nouveau.

Shenhua explique qu’elle plante des légumes et nourrit des chèvres durant son temps libre. Comme il n’y a pas d’école dans le village de Bailu, elle a appris tout ce qu’il fallait savoir grâce à son père et aux villageois. Ryo apprend qu’elle a seize ans, soit deux ans de moins que lui.

Ryo, de son côté, parle de ses amis rencontrés au Japon. Il montre à Shenhua la photo de Nozomi prise au port et il dit se sentir coupable de lui avoir causé des problèmes car elle s’est faite kidnappée par les Mad Angels avant qu’il ne finisse par la sauver. Il lui dit qu’elle est maintenant partie pour un pays très lointain qui s’appelle le Canada. Pour finir, Shenhua lui demande s’il souhaite la voir à nouveau et Ryo répond qu’il a des choses à faire d’abord.

Ryo évoque ensuite Tom, un homme très drôle qui vient des Etats-Unis qui vend des hotdogs en ville et qui danse tout le temps. Puis il parle de Guizhang, qu’il décrit comme un homme fier et têtu qui fait preuve d’une loyauté extrême envers  son père. Il explique qu’il s’est blessé pour le sauver et qu’il a dû rester au Japon. Ryo se sent coupable mais Shenhua pense que Guizhang n’éprouve aucun regret car son père lui a dit une fois que c’est ce qu’un ami Chinois loyal devait faire. Il précise aussi que Guizhang maitrise vraiment les arts martiaux chinois et qu’il voudrait bien se mesurer à nouveau à lui s’il en avait l’opportunité.

Enfin, Ryo parle de Goro, un homme qui au départ intimidait les gens et leur volait de l’argent lorsqu’il l’a rencontré pour la première fois. Au fond de lui, Goro était en fait un homme bien et il a aujourd’hui arrêté de faire tout ça. Il a ensuite commencé à appeler Ryo « Bro » puis il l’a aidé à trouver un travail au port qui consiste à déplacer des caisses. Shenhua rebondit dessus pour dire qu’il y a un travail similaire au village mais Ryo explique qu’il déplaçait les caisses avec une machine, un terme que Shenhua ne connaît pas.

Shenhua demande ensuite à Ryo s’il est venu seul en Chine. Il lui répond qu’il est venu à Hong Kong pour rencontrer un maître en arts martiaux qui s’appelle Lishao Tao et lui montre une photo de Xiuying, que Shenhua trouve très belle. Ryo ajoute que Xiuying lui a appris des mouvements d’arts martiaux et qu’il serait probablement mort s’il ne l’avait jamais rencontré. Shenhua raconte que son père lui a dit un jour que les gens se rencontrent grâce au destin et que Ryo n’a pas rencontré Xiuying par hasard. La conversation se termine lorsque l’estomac de Ryo se met à gargouiller et Shenhua lui promet de lui cuisiner le lendemain un bon plat avec de la viande de lapin, ce qui ne manque pas de le surprendre au premier abord ! Ils décident alors de se coucher.

Quelques heures plus tard, Ryo se réveille et sort à l’extérieur de la grotte. Sur le bord de la falaise, il pratique alors du Tai Chi. Shenhua se réveille à son tour et voit Ryo s’entraîner. Il lui dit qu’il a appris le Tai Chi essentiellement en regardant et que cela consiste à sentir la force de la Terre et la concentrer dans le centre de l’abdomen. Shenhua répond qu’il y a une grande force dans les arbres, l’eau, les pierres et en chaque chose et qu’elle sent toujours la force de la forêt. Soudain, leur conversation est interrompue par un cri de loup. Shenhua explique qu’il y en a beaucoup dans les environs et que le nom Langhuishan signifie « la montagne des loups ». Il arrive aussi parfois qu’ils attaquent les gens pendant la nuit et que tout est ira bien tant que le feu brûlera car ils ne s’en approchent jamais. Shenhua propose de surveiller le feu pendant que Ryo se repose. Un peu plus tard, Ryo se réveille après avoir entendu que Shenhua chantait. En sortant de la grotte, il constate qu’elle est assise sur une branche d’arbre. Il la regarde chanter en toute discrétion sans l’interrompre. Après s’être rendue compte de la présence de Ryo, Shenhua dit qu’il s’agit d’une vieille chanson du village de Bailu sur le paysage de Guilin. Les montagnes de Guilin brillent après la pluie. L’eau claire s’écoule des étangs vers les flots de la rivière Yingshuihe, celle où Ryo a sauvé Shenhua. En été, il y a des lucioles près des rives, ce qui signifie la rivière des lucioles. Ryo propose enfin de surveiller le feu.

Le lendemain matin, Shenhua dit que c’est une belle journée, exactement comme elle l’avait dit d’après la direction et l’humidité du vent. La veille, elle avait senti un vent humide venir de l’Ouest, c’est un signe qui indiquait que la pluie allait approchait. Elle observe aussi les nuages en plus du vent. Il y avait de légers nuages un peu comme du brouillard dans le ciel et qui sont ceux qui annoncent la pluie. Les petits nuages alignés sont un signe de beau temps.

En chemin, Ryo remarque que toutes les montagnes aux alentours ont des formes étranges dont l’une d’entre elle est particulièrement magnifique et est appelé Shanqing, ce qui signifie « la belle montagne aux formes épurées». Shenhua apprend à Ryo qu’elle n’a jamais vu la mer de ses propres yeux et que les fleurs et animaux lui tiennent compagnie en lui parlant pendant qu’elle marche en forêt. Elle dit ne pas savoir comment l’expliquer mais que ceux qui vivent dans la même forêt peuvent se comprendre entre eux.

Malheureusement, le chemin habituel pris par Shenhua est bloqué à cause d’un glissement de terrain lié à la pluie. Ils empruntent donc un autre chemin et traversent une rivière en sautant sur des pierres, rejoignant un autre chemin que la jeune fille connaît.

Ryo demande à Shenhua où elle va en général lorsqu’elle emprunte ce chemin et elle répond qu’elle va sur les quais des montagnes de Langhuishan pour acheter des choses qu’elle ne peut pas trouver dans le village, comme le fer pour les pots ou les couteaux et surtout pour les outils que son père utilise pour travailler. Il en prend certes soin mais lorsqu’ils sont cassés, il ne peut pas les réparer dans le village. Elle va aussi acheter des médicaments qui sont uniquement vendus à Langhuishan. En général, les villageois de Bailu utilisent des herbes médicinales mais elles ne sont pas suffisantes pour les urgences. Les bateaux en amènent beaucoup mais ils sont chers et Shenhua n’a pas forcément les moyens d’en acheter en grand nombre. Elle ajoute qu’elle aime les chrysanthèmes et Ryo explique que son père aime beaucoup les fleurs de lys. Il se souvient ainsi que Nozomi lui en avait apporté un jour. Shenhua lui fait remarquer qu’il parle encore de Nozomi !

Le père de Shenhua est malade et il a parfois une très grosse toux, en particulier pendant la nuit ou quand le temps est humide. Dans cette situation, elle est obligée de lui tapoter le dos pour qu’il se sente mieux. Son père prend chaque jour des herbes médicinales après les repas, ce qui lui permet de travailler chaque jour.

Ryo demande ensuite à Shenhua à quoi ressemble sa maison. La jeune fille répond qu’elle est comme une maison ordinaire du village, c’est-à-dire avec des piliers en bois et des murs de terre. Elle ajoute qu’il y a aussi des maisons faites en pierre que l’on peut trouver dans les alentours du village, des pierres rares, magnifiques et solides.  Elle précise qu’on peut uniquement les trouver à Guilin, plus précisément à côté du village de Bailu. Elles étaient considérées comme des trésors par les empereurs et les nobles dans la cité. Ryo décrit de son côté les maisons japonaises, avec des toits en tuile et des fenêtres et des portes avec du verre (qui n’est pas du tout utilisé dans le village de Bailu).

Sur la vie des villageois du village de Bailu, Shenhua déclare que la plupart d’entre eux cultivent des champs et possèdent des bœufs ou des chèvres. Il y aussi des chevaux dans le village. Elle explique aussi que lorsqu’il pleut, l’eau va non seulement dans la rivière mais s’infiltre aussi dans les arbres et la terre. Dans ce cas, un épais brouillard couvre les montagnes du matin au soir, si épais qu’on ne peut pas voir devant soi. Elle ajoute que les montagnes de Guilin sont plus belles quand le brouillard du matin les enveloppe.

Le village de Bailu se situe au milieu des montagnes et reçoit peu d’étrangers. Shenhua pense que lorsque Ryo arrivera au village, tout le monde sera étonné de le voir et les enfants seront contents car ce sera la première fois qu’ils verront un étranger.

Shenhua raconte que certains nobles ont laissé un poème qui décrit le paysage de Guilin à leurs descendants : « Les arbres verts de Gui forment une forêt au Sud d’un lac. Le fleuve est une écharpe bleue en soie. Les collines sont des épingles de Jade. Les profondes forêts de Gui sont au Sud du lac. Les eaux de la Lijang sont comme la soie bleue. Les montagnes sont comme des épingles à cheveux faites de pierre précieuses. » Elle aime beaucoup ce poème et même quand elle a les yeux fermés, elle peut voir le paysage de Guilin.

Sur leur chemin, Ryo et Shenhua arrive devant un arbre avec des branches qui ressemblent à des pattes d’araignées. Shenhua explique qu’on l’appelle l’arbre-araignée et il permet d’indiquer qu’on se trouve à mi-chemin du village de Bailu. Ils arrivent ensuite devant un printemps qui change cinq fois de couleur du matin au soir, d’où son nom « le printemps aux cinq couleurs ».  Plus loin, ils arrivent dans un secteur rocheux qui paraît artificiel en raison des formes étranges des roches qui ressemblent à un pont. Shenhua explique que cet ensemble a été créé par le vent et l’eau au fur-et-à-mesure du temps. L’étroitesse du chemin le rend périlleux à emprunter. Après la traversée, ils arrivent à une intersection avec des statues en pierre représentant un lion. Shenhua apprend à Ryo qu’il s’agit d’un symbole chinois placé à chaque intersection. Le lion en pierre est un talisman qu’on peut trouver partout en Chine et elle avait appris dans sa jeunesse que ce lion protégait le village des mauvais esprits. Ryo se souvient les avoir vus aussi à Hong Kong. Ils arrivent devant des pissenlits et Shenhua dit qu’elle s’amusait à souffler sur les graines pour les voir s’envoler quand elle était petite (comme Ryo ajoute-t-il). Elle ferme les yeux et les graines commencent  à s’envoler autour d’elle, ce qui ne manque pas de surprendre Ryo.

Ryo et Shenhua entendent le bruit d’une cascade et de l’eau qui coule et décident de faire un détour. La jeune fille constate alors la présence d’une rivière qui était asséchée depuis des mois et qui coule à nouveau grâce à la pluie de la nuit dernière. L’eau de pluie se déverse en cascade et coule vers la rivière. Chaque fois qu’il pleut beaucoup, des cascades se forment ici et là, et la rivière ainsi formée coule vers le Lijiang.

L’arbre Shenmue

Arrivés sur le chemin qui mène vers la maison de Shenhua, la jeune fille propose à Ryo de l’inviter chez elle pour un repas avant d’aller au village de Bailu. Ils arrivent alors au niveau d’un arbre imposant. Shenhua apprend à Ryo qu’il s’appelle Shenmue et que chaque année lors de saison ses fleurs fleurissent. Elle ajoute que cet arbre a une signification particulière pour elle et que son prénom, Shenhua, a été choisi car les fleurs de l’arbre s’appellent ainsi. Un flashback survient alors dans lequel ses parents, habillés avec un costume traditionnel chinois dans un environnement entouré de temples et de remparts, décident d’appeler leur fille Shenhua, un prénom magnifique. L’arbre Shenmue la protégera ainsi. Ryo se souvient aussi qu’il y a chez lui au dojo Hazuki un arbre aux pétales roses qui fleurit aussi pendant le printemps et qui a aussi une signification particulière pour lui. Il dit ressentir un sentiment particulier à côté de cet arbre Shenmue, qu’il n’est pas juste grand et ancien mais qu’il semble avoir un esprit…

Ryo et Shenhua se dirigent alors vers sa maison, située non loin de là. En observant à nouveau l’arbre, Shenhua se souvient de l’époque où elle faisait de la balançoire accrochée à l’arbre Shenmue. Elle dit que sa maison se situe au bord du village de Bailu. Ryo lui pose des questions sur sa famille. Shenhua répond qu’elle a uniquement un père mais pas de mère. Le jeune homme affirme alors que lorsqu’il était très petit, sa mère était déjà partie et que son père l’a maintenant rejoint. Shenhua décrit son propre père comme quelqu’un de têtu mais chaleureux.  Ryo se souvient alors de sa jeunesse où son père Iwao lui demandait de manger des carottes alors qu’il n’aimait pas ça.

Shenhua confie qu’on lui a dit que ses vrais parents étaient morts mais qu’elle ne se souvient de rien à leur sujet, pas même comment ils sont morts. Son père adoptif actuel a pris la place de ses parents et l’a élevé comme sa propre fille. Bien entendu, elle le considère comme son propre père car il constitue sa seule famille désormais. Quand elle était petite, elle lui a fait vivre des moments difficiles car elle voulait absolument des frères et sœurs. Ryo se souvient alors de Fuku-san avec qui il avait l’habitude de beaucoup s’entraîner et même s’il n’était pas son vrai frère, c’est comme s’il était un membre à part entière de la famille.

Shenhua dit que l’arbre Shenmue est vivant depuis des milliers d’années. Ryo avoue ressentir un sentiment particulier à côté de cet arbre Shenmue, qu’il n’est pas juste grand et ancien mais qu’il semble avoir un esprit qui les regarde et les protège même s’ils sont assis là. C’est aussi comme s’il connaissait l’arbre depuis longtemps. Shenhua dit ressentir la même chose lorsqu’elle jouait sous l’arbre et ne ressentait ainsi aucune solitude. Elle s’en va ensuite préparer le dîner pendant que Ryo observe les objets présents dans la pièce.

L’étrange peinture représente des montagnes effrayantes de Guilin, une vieille légende raconte que tous ceux qui sont allés là-bas ne sont jamais revenus et que depuis plus personne n’y va.

La sculpture représente des montagnes de Guilin avec des stalactites, qui ont été ramenés de la mine de pierre par le père de Shenhua. Son père aime observer les pierres et il dit qu’il entend leurs voix mais Shenhua ne sait pas ce qu’il veut dire par là.

La flûte a été fabriquée par le père de Shenhua avec l’une des branches de l’arbre Shenmue lorsqu’elle était petite et elle arrêtait toujours de pleurer à chaque fois qu’elle l’entendait jouer, comme une berceuse remarque Ryo.

Le livre est un livre sur les constellations. Les Xingxiu sont expliqués. Les étoiles jouent un rôle sur le destin des gens, comme la Grande Ourse. Il est dit que l’Étoile Polaire est un dieu associé à la mort. Quand l’Étoile Polaire vacille, c’est un mauvais présage. La nuit dernière, Shenhua regardait la Grande Ourse quand elle a eu un mauvais pressentiment. C’est pour ça qu’elle n’arrivait à dormir et qu’elle a commencé à chanter. Ryo ajoute que la lumière qui émane du miroir du Phénix représente la Grande Ourse.

La tapisserie est la propriété du père de Shenhua depuis longtemps. Elle représente Luoyang, une vieille ville florissante durant la dynastie Tang. Le coucher de soleil  colore magnifiquement la ville. Shenhua n’a jamais été là-bas mais sans qu’elle ne sache pourquoi, en y pensant elle ressent de la nostalgie. Quand elle ferme les yeux, elle voit le paysage de ville et les gens qui y vivaient.

Sur le sol, il y a une couverture que Shenhua est en train de tisser pour son père. Une vieille femme du village de Bailu lui a appris comment faire, l’une des anciennes personnes là-bas qui ne voit plus très bien mais qui sait beaucoup de choses. Elle connaît la forêt et toutes les histoires du village. Elle sait sûrement quelque chose sur la personne que Ryo recherche et lui conseille de lui rendre visite.

Dans une autre pièce, Ryo tombe sur un diagramme des miroirs. Il sort le miroir du Phénix de sa poche et constate que la taille correspond parfaitement. Ryo demande à Shenhua à quoi correspond ce papier et elle répond que son père lui avait raconté qu’il était présent dans la famille il y a très longtemps mais sans dire davantage. C’est au tour de Shenhua de lui demander davantage sur le miroir, ce à quoi Ryo répond qu’il a été donné à son père qui l’a ramené au Japon, ce qui la surprend car la pierre de la rivière précieuse ne peut être trouvée que dans le village de Bailu. Son père qui à la mine de pierre devrait en savoir plus sachant qu’il avait annoncé avant de partir devoir terminer quelque chose. Shenhua propose ainsi à Ryo de rencontrer son père le lendemain étant donné qu’elle doit lui apporter à manger chaque jour.

L’histoire continue…

Le lendemain, Shenhua demande à Ryo où est le miroir du Dragon et Ryo répond qu’il a été volé par le meurtrier de son père, Lan Di. Shenhua parle alors d’une légende du village qui dit que les anciens empereurs avec des miroirs fabriqués avec la pierre de la rivière fantôme et des gouverneurs se sont battus pour s’emparer de leurs puissances cachées et certains y ont même laissé la vie. Shenhua commence alors à avoir un mauvais pressentiment et espère que rien de grave n’arrivera. Alors qu’ils se rapprochent du lieu de travail de son père, Shenhua sent que quelque chose d’étrange se passe car il n’y a aucun oiseau dans les environs. Elle explique qu’habituellement les oiseaux migrateurs sont là et communiquent entre eux. Ryo et Shenhua décident alors de rentrer directement dans la mine de pierre en s’éclairant grâce à une torche à l’entrée.

Shenhua appelle son père mais personne ne répond. Elle laisse le panier de nourriture sur la table et part à sa recherche. Ils marchent jusqu’à une porte qui est habituellement fermée et la franchissent. Ils arrivent dans une caverne beaucoup plus grande avec des torrents d’eau qui descendent des pierres au-dessus. Ryo trouve une lettre et Shenhua remarque qu’il s’agit de l’écriture de son père :

Chère Shenhua. Mon travail est terminé.
Le Phénix que nous avons formé est complet maintenant.
Le temps de la destinée est venu. Shenhua…
Va avec celui qui détient le Phénix et trouvez la preuve.
Vous ne devez faire qu’un…
Et allez, ensemble.
Je te donne le trésor de ta famille, l’épée des sept étoiles.
Pensez à l’épée comme une partie de moi et gardez-la avec vous.
Je veillerai toujours sur vous.

Ryo prend ensuite l’épée qui se trouve à côté. Shenhua ne comprend pas ce que son père a voulu signifier et notamment quelle est cette « preuve ». En cherchant à côté, ils trouvent un piédestal avec un emplacement au-dessus et un motif identique à celui présent sur l’épée. Ryo essaie alors d’insérer l’épée dans l’emplacement mais n’y arrive pas jusqu’au bout. Shenhua essaie alors à son tour et alors qu’elle s’approche aussi de l’épée pour la toucher, une force mystérieuse les repousse tous les deux. Ryo se recule alors et elle place sa main droite au-dessus de l’épée sans même la toucher. Celle-ci s’illumine d’une aura bleue et l’épée descend progressivement jusqu’en bas de l’emplacement.

En face du piédestal, une autre colonne sort du sol. En haut, Ryo remarque un emplacement dont l’aspect ressemble à celui du miroir du Phénix. Ryo place le miroir et l’épée située de l’autre côté flotte alors dans l’air. De la lumière sort alors du miroir et va se projeter contre l’épée puis rebondit jusqu’à allumer une torche, puis d’autres tout autour de la grotte. La grotte s’éclaire et révèle alors deux immenses miroirs du Dragon et du Phénix en pierre que le père de Shenhua sculptait.

Shenmue II - GD4En regardant les deux miroirs, Shenhua commence à réciter :

Venant d’un pays lointain à l’Est, au-delà de la mer, il apparaîtra. Il ne connaît pas la force cachée en lui. Cette force qui peut le détruire… Cette force qui peut réaliser ses souhaits. Quand il sera prêt, il me cherchera, ensemble nous marcherons sur le chemin de pierre. J’attendrai… cette rencontre inscrite dans ma destinée depuis les temps anciens. Un Dragon émergera de la terre et de sombres nuages obscurciront le ciel. Un Phénix descendra des cieux, ses ailes créant un vent pourpre. Au milieu de cette nuit noire, l’étoile du berger brillera, seule…

Ryo demande quel est ce poème. Shenhua répond que c’est une histoire racontée dans son village depuis longtemps. Shenhua et Ryo se rendent alors compte que celui qui détient le Phénix dans la lettre du père n’est autre que Ryo… Ils se retournent et se regardent en silence…

L’histoire continue…

Shenmue II - GD4

Histoire en trois parties : [Partie 1 : Aberdeen et Wan Chai] – [Partie 2 : Kowloon] – [Partie 3 : Guilin]

Trent
Webmaster et créateur de Shenmue Master en 2001. A passé plus de la moitié de sa vie à attendre Shenmue III. Le temps passe vite mais toujours fidèle au poste !