Dimanche SEGA « Deep Fear »

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Pour ce dimanche SEGA, nous aimerions vous parler de l’un des rares jeux exclusifs et survival horror sur Saturn, à savoir Deep Fear.

Une nouvelle fois, ce dimanche est consacré à une petite perle méconnue de la Saturn. Difficile de parler de perle mais plutôt de bon petit jeu méconnu d’ailleurs… Développé par AM7 en partenariat avec System Sacom (Gale Racer), il a la particularité de n’avoir pas connu de sortie aux Etats Unis et d’être le tout dernier jeu Saturn sorti en Europe.

Deep Fear commence donc au fond des eaux de l’océan Pacifique, avec une bande son remarquable et mise dans l’ombre par une ambiance silencieuse caractérisant le genre survival horror. Il est à noter qu’il n’est pas étonnant que la musique soit si bonne puisqu’on la doit au génie musical Kenji Kawai, responsable entre autres des bandes originales de Ghost in the Shell ou encore de la série des Ring.

Le pitch est plutôt simple, un ovni s’écrase au fond de l’océan tout proche d’une station de pompage pétrolière, la « Big Table ». Ni une ni deux, vous et surtout votre sous-marin vous vous rendez sur place, vous ? Vous êtes le sergent John Mayor accompagné de son équipage (qui ne manquera pas de mourir au fur et à mesure de l’aventure comme tout bon équipage). L’investigation tourne mal, et les moult éléments de gameplay disséminés ça et là vous mettront bien des bâtons dans les roues pour faire durer le supplice.

Reprenant beaucoup de systèmes de son modèle Resident Evil, il y ajoute une jauge d’oxygène limité par des pompes parfois bien cachées dans les environnements tortueux de la station. Il en modifie aussi le système de sauvegardes limités déjà contraignant. Le jeu se joue avec un contrôle relatif au personnage et non à la camera, la flèche haute de la manette faisant toujours avancer le personnage et le déroulement est on ne peut plus simple et convenu mais efficace bien que plus linéaire qu’un Resident Evil.

Deep Fear

Saturn oblige, les vidéos et les graphismes en 3D restent grossiers et comme bien d’autres jeux, aucune traduction française n’est disponible, l’anglais sera donc obligatoire pour profiter du jeu kitsch des acteurs qui vire parfois à la parodie en restant très amusant.

On est face à un jeu qui est typiquement bon mais loin de valoir son prix car sa cote en européen est devenu stratosphérique avec les années. La version japonaise reste accessible quant à elle au niveau de la langue, à voir selon le prix. Deux disques de peur et de kitsch plutôt sympa donc sans révolutionner le genre.